La pollution réduite avec le coronavirus

Le covid-19, aussi appelé coronavirus, a permis de faire baisser la pollution dans le monde entier grâce aux mesures de confinement établies. Alors comment cela se ressent-il en France et à l’étranger ? Quelles activités, actuellement à l’arrêt, permettent d’améliorer la qualité de l’environnement.

Aujourd’hui nous sommes 3,4 milliards de personnes confinées à notre domicile afin de combattre la pandémie du coronavirus. En d’autres termes c’est 42% de la population mondiale qui ne sort que pour des achats de premières nécessités. Ces déplacements devenus plus responsables permettent de réduire l’impact de l’homme sur l’environnement. En France, et en particulier à Paris, nous avons répertoriés trois types de pollution en grande diminution : la pollution lumineuse, la pollution sonore et la pollution atmosphérique.

La pollution lumineuse s’est instantanément réduite dès l’annonce du président de la république, Emmanuel Macron. Un grand nombre d’usines et d’enseignes ont fermées et certaines publicités ont arrêtés de tourner entrainant indéniablement l’effacement des lumières. Les villes se sont obscurcies la nuit pour le plus grand bonheur des habitants et des animaux.

La pollution sonore s’est fortement estompée, elle aussi, avec l’arrêt des chantiers de construction, des nuisances festives et des bateaux touristiques. En effet Bruiparif, l’observatoire du bruit en Île-de-France, nous informe que le son des villes perd quotidiennement entre 5 et 7 décibels. « En sachant qu'une baisse de 5 décibel représente environ une suppression de 66 % du bruit et 7 décibel de près de 80 %», explique une spécialiste de l’organisme. Cette diminution se précise surtout par l’affaiblissement du trafic routier le long du périphérique et des grands axes routiers.

La pollution atmosphérique, quant à elle, est plus difficile à mesurer par ses différentes composantes. Aujourd’hui les chercheurs font des observations à partir de l’oxyde d’azote (NOx), produit en majorité par le trafic routier, et du gaz à effet de serre (CO2).

Comme observé avec les améliorations du bruit, la baisse du trafic routier permet aussi de bonifier la qualité de l’air. L’affaiblissement du trafic maritime et aérien vient y contribuer également. Au total, le site de surveillance de l’espace aérien Flightradar, recense un nombre de vols divisé par deux dans le monde. Les chiffres altèrent dans les aéroports européens. C’est la première fois depuis 40 ans que l’on avait pas aussi bien respiré en Île-de-France, selon le bilan du 25 mars d’Airparif.

A l’étranger, la baisse de la pollution a permis de suivre de nombreux phénomènes non observés depuis plusieurs années, comme par exemple en Inde avec les sommets des montagnes de l’Himalaya visibles à 200 kilomètres aux alentours. La Chine est aussi la preuve que le gaz à effet de serre à très largement diminué. D’après la Nasa, les émissions de CO2 dans ce pays ont été divisés par 5 sur une période de 2 mois. La qualité de l’air s’est améliorée ainsi que la qualité de l’eau comme l’illustre bien Venise qui voit ses eaux se dépolluer grâce aux activités en immobilisation.

D’après Célia Blauel, adjointe parisienne au climat, à l'eau et aux canaux, les effets du confinement permettent de confirmer que la principale source de pollution reste le trafic automobile.

Malgré la nette diminution du gaz à effet de serre (CO2) le gouvernement nous rappelle que la vignette crit air, ou vignette pollution, reste obligatoire dans toute la France. Vous pouvez l’obtenir sur notre site, commander votre vignette crit’air.